Bonjour à toutes et tous.
Je m’appelle Olivier Dufour.
Je suis docteur en sciences de l’université de la Réunion.
Et j’ai donné des cours de soutien scolaire à domicile de mes 16 ans à mes 29 ans parce que j’adore ça.
J’adore essayer de résoudre des problèmes scolaires en déployant des efforts de patience et de pédagogie.
Parfois, les collégiens, les lycéens ont des mauvaises notes à leurs contrôles terminaux parce qu’ils perdent leurs moyens le jour J à cause du stress.
Ils se débrouillent très bien au quotidien.
Ils sont autonomes dans les devoirs.
Ils comprennent bien les leçons, font bien leur exercices avec aisance le reste du temps.
Ils se comportent bien.
Mais le jour du contrôle c’est la panique, ils perdent leurs moyens et la note est très en dessous du niveau réel de l’enfant.
C’est de cela que nous allons parler.
C’est parfaitement normal de stresser à un examen, il n’y a rien d’extraordinaire là dedans.
Je sais que des dizaines de milliers de parents et professeurs sont dans la situation où ils aimeraient aider leur enfant ou élève à résoudre ce problème.
Je vais vous proposer des solutions.
Vous trouverez dans la description des raccourcis temporels pour vous rendre aux différentes parties en 1 clic.


Premier point. Prendre du recul sur les notes.


Chers parents je vous invite à réduire la pression que vous leur mettez, ils ne jouent pas leur vie.
Le dicton est « l’argent est le nerf de la guerre », et non pas « Les diplômes sont le nerf de la guerre ».
Parents et professeur, si vous mettez la pression à votre enfant, c’est parce que vous même on vous met la pression.
On essaie de vous faire croire que si votre enfant à de mauvaises notes à l’école, c’est parce que vous êtes un mauvais parent ou professeur.
C’est complètement illogique et décorrélé de la réalité.
Si votre enfant est en bonne santé, si vous sentez qu’il ne va pas démissionner quand il va devoir apprendre à voler de ses propres ailes, si vous sentez qu’il ne va pas se laisser mourrir d’inanition le jour où vous même rejoindrez le monde des esprits, alors quelle importance qu’il aie un mauvais bulletin.
Est-ce que vous savez combien d’enseignants de l’éducation nationale n’ont jamais rien connu d’autre que le système scolaire?
Malgré toute leur intelligence et leur bienveillance, savez vous combien d’enseignants de l’éducation nationale, n’ont jamais été autre chose qu’étudiant ou professeur?
Quel est donc la compétence de ces gens à estimer la capacité de votre enfant à s’adapter au monde?
Avec des classes de 30 élèves et même pas quelques minutes de disponibles pour chaque élève par jour, quelle est la probabilité pour ces enseignants d’apprendre à connaître votre enfant en profondeur?


Deuxième point. Réfléchissons aux causes externes.


les mauvaises notes, les mauvais comportement à l’école peuvent venir de causes internes à l’élève, mais ils peuvent venir des causes externes également.
Essayons d’identifier les causes externes possibles pour améliorer les résultats.
Je vous partage une anecdote qui m’est arrivée en 2017.
Je vais donner un cours de sciences à un élève.
L’élève et moi sommes attablés dans le salon.
Sa maman est juste à côté de nous, assise dans le canapé.
Je lui fais travailler les tables de multiplication avec beaucoup de patience, de tolérance, de pédagogie.
Je fais attention à éliminer toute trace de jugement de valeur en entendant ses réponses à mes questions parce que je considère que mépris et condescendance sont des ennemis du professeur.
Je demande combien font 3 fois 6.
L’élève me répond 15.
Et là, la maman a ricané.
Elle a émis un petit pouffement, ricanement, qui a profondément atteint l’élève. ça se voit.
En plus, c’est un adolescent.
Un adolescent est souvent a fleur de peau.
Un adolescent est fondamentalement dans une période de trouble où il comprend qu’il est mortel, dans un monde parfois cruel et injuste, à l’exact opposé de l’illusion que ses parents ont créé pendant sa phase d’innocence, c’est à dire l’enfance.
Les parents sont les dieux de notre enfance.
Les parents sont les dieux des enfants.
Même pour les adolescents qui ont une relation particulièrement conflictuelle avec leurs parents, leurs parents restent consciemment et inconsciemment des référents, des points de repère dans leurs univers, dans leur perception du monde.
Si les parents projettent sur leur enfant l’idée qu’ils sont des gros nuls, dans la tête de l’enfant, une des explications les plus simples à « mon père ou ma mère trouve que je suis nul » est « c’est qu’ils ont partiellement raison. Je suis un nul.Pour x ou y raisons j’ai un problème ».
Donc le jour du contrôle, pourquoi aurais-je confiance en moi, alors qu’il y a des attitudes chez mes parents, dans les référents de mon environnement, projetant sur moi une nullité ou une incapacité à résoudre des problèmes.
Je ne souhaite taper sur personne.
J’attire l’attention des parents, des enseignants à domicile, dans l’éducation nationale, et cetera sur les petites choses, en apparence insignifiantes dans la vie de tous les jours, mais qui, mises bout à bout, ont énormément d’impact sur la confiance en lui même de l’élève.

Troisième point: Conseils pratiques

Premier conseil pratique: la gestion de l’organisation.

Autre anecdote. Je me rends dans une autre maison pour la première fois.
Nous nous rendons dans la chambre de l’élève et nous nous attablons à son bureau.
On commence le cours et nous avons besoin de papier brouillon.
Et là, c’est la maman qui va chercher les feuilles blanches avec lesquelles nous allons travailler et la gamine qui reste les fesses assises à son bureau à attendre que Maman arrive avec les feuilles.
J’ai été interloqué sur le moment.
Je vous recommande d’exclure ce genre de gestes.
On va pousser l’élève à croire en lui-même en le responsabilisant.
Il est hors de question que Papa ou Maman s’occupe des feuilles de papier brouillon, qu’il reste de l’encre dans les stylos ou de l’énergie dans les piles de la calculatrice.
Déjà les parents ont autre chose à faire de leur vie.
Et en plus c’est extrêmement infantilisant.
Vous ne pouvez pas exiger de votre élève, enfant, qu’il sache résoudre des équations du second degrés dans des conditions de stress si à côté vous le traitez comme s’il était incapable de gérer des questions pratiques très simples telles que les fournitures scolaires.


Deuxième conseil pratique. La force des mots.


Loin de moi l’idée de poser ma famille en exemple.
Mais pendant mon enfance et mon adolescence, ma Maman me disait régulièrement que ce que je faisais était extraordinaire.
Et j’ai bien compris que les personnes qui ne bénéficiaient pas de ce soutien moral, verbal et gestuel, pour elles c’est plus compliqué d’avoir confiance en elle, de braver l’adversité.
Quand on est au fond du trou ou dans une situation de stress, c’est notre inconscient assez profond qui va prendre toute son importance.
Et toutes les phrases positives que peuvent dire votre entourage, vos parents, vos amis, vos professeurs et toutes leurs actions prennent alors une grande importance.
Même pour un adulte c’est compliqué de braver l’image de lui-même que ses parents lui ont projeté dessus en permanence pendant l’enfance, l’adolescence et le reste.
Combien d’adultes connaissez-vous qui même à 30 40 50 ans ont toujours des problèmes non résolus avec leurs parents et n’apprécient pas certains comportements infantilisant que leurs parents ont avec eux-mêmes.
Est-ce que c’est pas un indice que c’est un problème récurrent et extrêmement important, auquel il faut faire attention.


Troisième conseil pratique. Pour les parents qui ont du mal à dire des gentilles choses.


Mon père est militaire et fils de militaire.
Vous voyez le cliché cinématographique de l’homme adulte qui a été élevé à coups de claques, qui a beaucoup de mal à exprimer ses sentiments ou prendre ses enfants dans ses bras une fois que lui même est père?
Et bien rappelons-nous que la réalité dépasse régulièrement la fiction.
Même dans ce cas là, il existe d’autres moyens de communiquer pour les parents qui ne savent pas verbaliser.
Mon père on va dire qu’il utilisait surtout l’action.
Premièrement:
Mon père est assez exigeant.
Etant enfant, si je faisais quelque chose de pas bien ou que je ne comprenais pas très rapidement quelque chose qu’il attendait de moi, je m’en prenais une.
Bien évidemment, sauf en cas d’extrême urgence, je vous déconseille catégoriquement de filer des baignes à votre élève ou votre enfant.
Mais quand vous punissez de manière intelligente un enfant ou un élève parce qu’il a fait une bêtise et qu’il le sait pertinemment, vous lui projetez dessus l’image qu’il vaut mieux que ça.
Vous lui envoyez le message qu’il vaut beaucoup mieux que ça, que ça n’aurait pas dû arriver s’il avait donné le meilleur de lui-même.
Deuxièmement:
Mon père quand j’avais environ 12 ans m’a mis un fusil de chasse sous marin dans les mains.
Un petit harpon trident pour aller chasser les petits poissons de roche.
Faire ceci implique d’avoir confiance en l’enfant.
ça veut dire « J’estime que tu es suffisamment mature et intelligent, que tu as suffisamment conscience des risques et de la réalité, pour que cet outil coupant qui sert à tuer de petits animaux, n’entraîne pas d’accident sur ta personne.
Troisièmement: l’équitation.
Les enfants et adolescents qui font de l’équitation apprennent à se faire obéir d’un animal qui est une force de la nature, à côté duquel ils sont des brindilles.
Et ne croyez pas que ce soit moins vrai avec les poneys.
Les Shetlands sont parmi les poneys les plus utilisés dans les centres équestres de France métropolitaine notamment parce qu’ils sont parmi les plus économes à élever.
Et les poneys de cette race sont connus pour avoir des caractères particulièrement rebelles et trempés.
Dans les centres équestres, on apprend dès l’enfance à chevaucher et diriger ces animaux.
On apprend aussi à veiller au moins partiellement à leur santé.
Les enfants doivent les brosser, curer leurs sabots, les nourrir, les abreuver, nettoyer leurs excréments et cetera.
Je côtoie depuis des années régulièrement plusieurs personnes qui pratiquent l’équitation.
J’ai tendance à penser que lorsqu’on est capable de diriger un animal capricieux 10 à 20 fois plus lourd que soi-même, voire à le faire sauter par dessus des barrières même qu’il n’en a pas envie, on est bien moins impressionné par les examens versions papier en salle de classe.
Quatrièmement: Autre exemple.
J’ai rencontré en 2017 une famille avec trois enfants.
L’aînée est une adolescente avec des problèmes de surpoids.
Les parents veulent l’aider et font pleins de choses dans ce sens.
Et une de leurs mesures consiste à lui interdire l’accès au frigo, aux placards à friandises et aux sodas.
En faisant ainsi, quelque-part vous projetez sur elle une incapacité à se gérer toute seule.
Donc vous entretenez quelque part un manque de confiance.
Qui peut lui même être responsable en partie de son problème de surpoids.
Ce que je dis n’est pas pertinent si c’est l’adolescente qui a demandé à ses parents de l’empêcher d’accéder aux friandises et au frigo.
Si l’idée vient d’elle, c’est différent.
J’espère que ce résumé pourra vous aider à apaiser la situation dans laquelle vous êtes actuellement.
Vos questions sont les bienvenues.
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Catégories : Soutien Scolaire

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